Le matin, j’écoute principalement une radio publique dont la publicité est réduite à sa plus simple expression. Le soir, je commence à regarder la télévision au moment des informations, et plutôt sur le service public. Lorsque je lis la presse, je regarde toujours avec intérêts ce que proposent les confrères mais avec le temps, j’ai tendance à glisser sur les pages de pub et ne plus trop y prêter attention.
Je l’avoue, si je peux, je me passe assez bien de la publicité, notamment audiovisuelle. Alors quand la suppression de la publicité après 20h00 sur France Télévisions a été annoncée, le consommateur que je suis a plutôt sauté de joie que pleuré. Mais qui dit pub ne dit pas disparition des marques. Le parrainage TV est bel et bien resté accroché.
J’ai déjà fulminé sur le blog de la Pub qui Rit contre cette présence que j’ai trouvé dès les premiers temps assez contradictoire avec la nouvelle règle. Mais je dois dire que vendredi soir on a encore touché le pompon.
Confortablement installé dans mon salon à l’approche du match de rugby France-Afrique du Sud vendredi dernier (ben oui, on en reste pas moins homme non plus !), Voila-t-y pas qu’en l’espace de quelques minutes, je me prends successivement dans mes yeux ébahis:
- La météo avec Darty
- Un programme court : « Mon pharmacien est formidable » avec Biogaran
- Une pub (et non pas un « communiqué ») pour le pruneau
- Une pub pour l’endive (idem que pour le pruneau)
- Une pub pour le Secours Catholique (admettons, le service public est aussi là pour ça)
- Un deuxième programme court « Emissions de Solutions » avec la Macif
- Et en final le billboard du rugby avec les partenaires de la Fédération : Renault, Gedimat et GMF.
J’ai l’honneur de vous annoncer la naissance d’un nouveau terme, inventé par France Télévisions Publicité : le « tunnel de programme courts » ! Avec en prime, de la pub déguisée pour des collectives.
Je vais peut-être vous paraître vieille France, mais au moins, avant, quand on était avertis que c’était de la pub, c’était à peu près digeste. Aujourd’hui, officiellement il n’y en a plus. Et pourtant ça dure autant de temps qu’une page de pub sur les chaînes privées.
Va comprendre Charles !
dimitri@nuo.frAgence - France










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