Merci à vous d’être de plus en plus nombreux à nous lire. (près de 1000 personnes à chaque édition) Cette semaine nous parlerons de sécurité routière avec cette campagne choc qui nous vient d’Australie et qui ne peux nous laisser indifférent; cette campagne réunit 20 années de lutte pour la sécurité sur les routes. Dans un registre très différent, Saint Valentin oblige, les annonceurs nous ont gâtés cette année et je n’ai pas résisté à vous montrer des pubs d’amour ....A vous de juger.
Concept store, ou l’art de vendre différemment. Ca fait longtemps que le mot évolue dans les quelques capitales London-NY-Paris-Tokyo.
Un store avec une idée, un shop qui veut se différencier non pas par le produit qu’il vend, mais par la proposition différente qu’il offre au consommateur. Du Colette, au Merci, au Top Shop, tous apportent leur petite touche personnelle (bar à eau, massages, pédicure, soutient à la bonne cause etc…). Flagship stores, pop-up stores, pop-up évènements, flashmobs ou pop-up restaurants, tous ont le vent en poupe.
Séphora. Depuis Dimanche dernier et jusqu’au 20 février, descend dans le métro. Un autre concept du genre nouveau. Quatre stations (Etoile, La Défense, Miromesnil et Montparnasse) auront des distributeurs de parfum CK One en version 15ml, au prix de 10 euros. Le parfum à emporter. Le métro étant l’endroit le moins glamour, où toute attente d’une bonne odeur est perdue d’avance…L’effort et l’originalité mérite d’être saluée. Pop–up store en forme de distributeur, Séphora va se faire remarquer. Et c’est le but. Nous sommes bel et bien dans l’art de surprendre, l’art de se transformer, l’art de vendre autrement. Un jour, une nuit, un mois. L’éphémère fascine. La nouveauté grise.
Les marques courent après cette évolution frénétique de communiquer autrement. Etre le premier à… “Faites du bruit!” diraient des groupes de rap. Et bien c’est ce que font les marques. Elles s’agitent, elles s’affolent, et consomment du concept. Pour le bonheur des publicitaires.
Comme tout le monde, comme tous mes confrères de ce merveilleux univers de la communication, je suis abonné à une, deux, trois newsletters quotidiennes et hebdomadaires professionnelles, et même parfois plus. Mon sujet de cette semaine vous parlera à tous donc, immanquablement.
Cette semaine je veux dire mon admiration pour la formidable vivacité de la création d'entreprises. Quasiment pas une semaine sans l'annonce d'une nouvelle agence ou d'une nouvelle structure dédiée à la pub, au conseil de ceci, au marketing de cela...
Alors que la crise fait des ravages partout, que le milieu de la communication n'échappe pas aux coupes sombres des annonceurs, il subsiste encore une flamme vivace qui encourage les entrepreneurs, des jeunes mais souvent des seniors expérimentés, à monter leur boîte et présider à leur propre destinée.
Mais ce qui me fascine le plus, ce sont les effets d'annonces, justement dans les newsletters qui, soit dit en passant, sont principalement lus par les agences elles-mêmes (encore un problème de consanguinité que je serai amené à développer dans les semaines qui viennent).
N'avez-vous jamais remarqué que la nouvelle agence qui vient de se créer cette semaine est toujours plus belle, toujours plus innovante, toujours plus forte que les précédentes. Qu'elle se place sur un créneau auquel jamais personne avant elle n'avait pensé, que son credo est totalement nouveau, que son positionnement fait d'elle LA nouvelle agence que tous les annonceurs vont s'arracher tant la révolution qu'elle génère est incroyable.
En fait il faut bien comprendre qu'avant, il n'y avait rien. Et que grâce à telle ou telle nouvelle structure, alors le monde va changer radicalement. L'efficacité va enfin être au rendez-vous, et les annonceurs vont pouvoir booster le business comme jamais grâce au savoir-faire de leur "nouvelle nouvelle" agence.
Comme toujours, mes confrères manquent sérieusement d'humilité. Ou alors cela fait partie de leur plan de communication de dire qu'ils sont meilleurs et différents de tout ce qui a précédé, et alors il va falloir sérieusement renouveler le genre.
Créer, c'est courageux. Surtout lorsqu'on sait qu'il est difficile d'en vivre les premiers temps, à moins d'avoir la chance d'avoir d'emblée un investisseur ou une grande agence dans son capital et de disposer de fonds d'amorçage.
Créer, c'est prendre des risques, c'est renoncer au confort matériel du salaire qui tombe tous les mois, des avantages en nature, du service de ménage qui nettoie votre bureau et vide votre poubelle tous les soirs, voire, je l'ai connu, de l'homme à tout faire qui passe 4 fois par jour remettre du papier dans les imprimantes en réseau.
Mais diantre, qu'est-ce que le métier peut manquer de recul ! A réinventer le monde tous les jours, on n'invente plus rien. Peut-être serait-il temps de revoir la communication des agences pour ne plus passer pour des cordonniers mal chaussés. Peut-être devraient-elles être un peu plus ... disruptives...
Depuis quelques jours, si vous essayez d’aller sur les sites internet des principales agences de publicités belges, vous vous rendrez compte que la plupart d’entre eux sont fermés…
… Et vous tomberez immanquablement sur une lettre ouverte aux annonceurs dénonçant les dérives de certaines pratiques. Au premier rang desquelles on trouve une propension pénible des annonceurs à mettre une dizaine d’agences en compétition.
La démonstration est éloquente. Rien d’étonnant, c’est le métier des agences que de savoir écrire. Et l’objectif qu’elles défendent est plutôt légitime surtout quand on prend connaissance de la charte signée entre les annonceurs et les agences censée encadrer leurs relations.
En gros : à quoi ça sert d’avoir une charte si c’est pour qu’une des deux parties n’en fasse qu’à sa tête ?
Nos voisins belges font encore une fois preuve d’initiative et d’efficacité. Une fois n’est pas coutume, ces agences ont su se fédérer pour défendre leurs intérêts bien sûr, mais surtout une certaine idée de leur métier.
Voici cette lettre ouverte :
PS : Le temps d’Internet étant ce qu’il est, c’est-à-dire très très très très très rapide, un certain nombre de site d’agences ont déjà rouvert. C’est pour cette raison que cette lettre n’est que sur 8 pages et plus sur 16.
Allez, je vais dire un gros mot bien gras et vous allez tous faire la gueule : développement durable.
Pour ceux qui auraient résisté à ce puissant répulsif et n’auraient pas encore fui, je ne vous apprendrai rien en vous disant que l’expression “Développement Durable” gonfle tout le monde (avec sûrement une moyenne un peu plus élevée chez les publicitaires : le DD, ça pue, c’est pas drôle et ils sont tous trop mal habillés...). On en a marre que les annonceurs nous sermonnent et nous donnent des leçons qu’eux-mêmes ne suivent pas.
La publicité pisserait-elle dans un violon (en éclaboussant tout le monde, ce qui est pas très poli, tout de même) ? Est-ce qu’elle vend une bonne conscience, ou un formidable levier de R.O.I (ou les deux, pour le prix d’un oui Madame) ? Est-ce qu’elle n’y comprend rien ?
Chronique d’une journée verte qui a viré au rouge.
Je prends le métro. Un tronc d’arbre sur une 4x3 m’agresse de bon matin (avant même mon café) en me disant “j’ai été abattu pour faire cette affiche : la moindre des choses c’est de la lire”. Dis donc : y’a rien d’étonnant à ce qui t’es arrivé si tu parles comme ça aux gens, surtout si c’est pour dire des conneries (le papier n’est pas mal en soit : par exemple s’il provient de forêt gérée et si sa consommation est gérée correctement...).
J’allume la télé. Un film pour Quick me dit que cette marque fait depuis très longtemps des choses fantastiques pour le développement durable, comme... des frites sans sel, employer des gens ET des étudiants... : wahou, on note l’engagement. En réponse, je reprendrai une restauratrice concurrente : “Hé ho, y a pas écrit bécasse” : mais que faites-vous VRAIMENT ???). Alors je zappe et je tombe sur cet excellent film pour la VW qui, en singeant un village ne rejetant aucun C02, a fait bondir certaines associations green... C’est pourtant drôle, juste, et ça fait du bien...
Je me demande alors comment ce “marché” va être arbitré par le nouvel organisme de régulation de la publicité (l’ARPP), ce qui sera jugé “sens de l’humour” VS “greenwashing“ (cette tendance à employer des arguments fallacieux pour vanter un bénéfice vert mais qui ne l’est pas tout à fait, voire pas du tout)... Il faut dire que les dérives ont été nombreuses : les 4x4 ami de la nature ? L’essence qui fait pousser des éoliennes ? Mais oui : et la marmotte, là, elle emballe tout...
J’ouvre Télérama et je tombe sur cet article incendiaire qui qualifie (l’excellente) annonce pour les frites Findus de “chasse aux personnes âgées”. La journaliste était pas contente, ou rigide, ou n’aime pas les frites, ou adore un peu trop le pied de la lettre...
Les gens sont devenus fous. Ce sujet pourtant enthousiaste, par nature, tour à tour nous gonfle, nous fait trop rarement rire, nous ennuie, nous crispe, mais moi me fait parfois rêver à des élans d’enthousiasme partagé, sincère et qui va dans le bon sens de la marche : heu, non, pas celui de Copenhague, mais celui de notre planète...
Pour ceux qui veulent creuser le sujet, je vous conseille d’ajouter dans votre lecteur de flux RSS le blog d'Adwiser. C’est plein de bonnes choses ;-)
Après l’explosion de couleurs, la campagne déclinée en tout styles, les lapins qui sautent, les gratte-ciels en folie, les balles qui envahissent San Francisco, Sony LCD Bravia arrive avec sa nouvelle NPD : un écran incliné à 6 degrés, pour une meilleure expérience visuelle. « La vie à 6 degrés » est la nouvelle plateforme lancée par Sony, qui cette fois, laisse de côté les images époustouflantes et les prouesses techniques, pour jouer la carte de l’humour et de la viralité. En ces temps où même ma grand-mère a un blog, où chacun recherche la reconnaissance d’autrui par le web, Sony a tapé dans le mille en créant ce personnage ridicule, qui s’exalte devant une tendance qu’il aurait lancé : « je penche donc je suis ».
Une démo produit réussie. Impossible d’oublier la différence de cette télé. Un microsite vous met dans l’ambiance de cette vie penchée, avec témoignages et vidéos. Hilarant. http://www.live6degrees.com On attend les spoofs sur Youtube!
Client: TAC (Transport Accident Commission) Agency: Grey Melbourne Music + Sound Production: REM Creative Director: GREG HARPER, NIGEL DAWSON Editor: SETH LOCKWOOD, KYLIE ROBERTSON Production Company: Various Art Director: VARIOUS Copywriter: VARIOUS Agency Producer: VARIOUS Director: VARIOUS Country: Australia
J’ai voulu créer cet espace de discussion sur les métiers de la publicité pour partager... échanger... débattre... et aussi se marrer.
Un Blog fait par et pour les professionnels de la pub que vous êtes.
Vous pourrez commenter l’actualité de la pub en France ou dans le monde, vous exprimer sur un sujet qui vous tient à cœur ou encore lancer des débats sur un thème d'actualité sans langue de bois, et sans se prendre au sérieux.
Cet espace est ouvert à tous : agences, annonceurs, créatifs, commerciaux, techniciens, réalisateurs, spécialistes du son ou de la post-production, mais également à mes collègues producteurs.
La Pub Qui Rit paraîtra désormais un mercredi sur deux.
Cyril Deleye
Smartwater
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